--- title: Spirales fugales – Quand l'apprentissage réverbère tags: - varela - boucle-etrange - reverberation - couplage - godard date: 2025-01-04 partie: 1/3 serie: pedagogie-reverberation maturity: arbre Auteur: Matthieu.G --- **Geste propitiatoire** : [[Spirales fugales–Quand-l'apprentissage-réverbère|3.1 spirales fugales]] · [[Dissécier–L'art-d'explorer-sans-séparer|3.2-dissecier]] · 3.3-L'enseignant-pisteur–en cours de réécriture **Vous êtes ici : 3.1 – Spirales fugales** > [!Résumé] > L'apprentissage incarné ne fonctionne pas par accumulation mais par réverbération : comme le Canon de Bach qui revient au point de départ transformé, chaque exploration somatique fait résonner différemment les mêmes gestes. La Boucle Étrange (Hofstadter) devient principe pédagogique où le retour à la marche n'est jamais identique – le preparatory set s'est reconfiguré, l'Umwelt s'est déplié. La surprise qui accompagne ce retour est la signature qu'une transformation réelle du couplage a eu lieu. # Pédagogie de la Réverbération : Spirales fractales dans l'apprentissage incarné Un soir de mai 1747, Jean-Sébastien Bach improvise à Potsdam une fugue à six voix sur un piano-forte que lui présente Frédéric le Grand. Imaginez un instant l'exploit que cela représente : six voies dont les « vies » s'entrelacent, s'harmonisent, se répondent dans des jeux de structures ascendantes et descendantes, l'ensemble maintenu en tension jusqu'à résolution. De retour à Leipzig, Bach compose son _[[Offrande Musicale]]_ - et y glisse en plus une impossibilité mathématique. Dans le _Canon per Tonos_, la mélodie commence en do mineur et, par six modulations ascendantes, devrait théoriquement monter indéfiniment. Pourtant, après cette traversée, nous voilà revenus - surprise ! - au point de départ. Nous avons gravi la hiérarchie des tonalités pour nous retrouver là d'où nous étions partis. Mais ce retour n'est pas un retour à l'identique. La présence semble désormais hantée. Douglas Hofstadter[^1] identifie dans ce canon "un premier exemple de Boucle Étrange" : "Le phénomène de Boucle Étrange se produit chaque fois que, à la suite d'une élévation le long de l'échelle d'un système hiérarchique quelconque, nous nous retrouvons, à notre grande surprise, au point de départ." Douglas Hofstadter utilise ce [[Note-méthodologique-boucles-étranges|concept]] dans un cadre cognitiviste/computationnaliste qui est bien différent du nôtre, pourtant nous nous proposons d'explorer cette [[Ascending and descending|structure]] comme possible description d'une dynamique à l'oeuvre dans l'apprentissage incarné. Nous proposons que chaque séance de pratique somatique pourrait réaliser une Boucle Étrange similaire. Pour les personnes qui ne sont pas familiarisées avec ces pratiques, elles ont en commun de partir d'un état que l'on pourrait nommer ordinaire - debout, en marche ou allongé. Nous explorons un "îlot d'expérience", et après un certain temps (environ 45mn) revenons au geste le plus banal : [[La marche]]. Mais cette marche semble altérée. Comme le do mineur qui revient après avoir traversé six tonalités, elle porte peut-être la trace de l'excursion. "Je me sens plus grand", "L'espace est plus profond", "Le sol me porte différemment" - que signifient ces descriptions ? Sont-elles des métaphores ou témoignent-elles d'une transformation réelle du couplage sensori-moteur ? Notre hypothèse de travail : **chaque itération pédagogique n'accumulerait pas, elle réverbérerait**. Au lieu d'empiler des techniques, chaque parcours ferait résonner différemment les mêmes lieux, révélant de nouvelles dimensions à chaque passage. C'est ce que semble faire la fugue de Bach d'une certraine façon : le thème revient transformé par son passage à travers différentes voix, différentes tonalités. De même, une _simple marche_ ne serait jamais tout à fait "pareille" après une exploration somatique, même si le geste semble in fine, structurellement équivalent. Si cette hypothèse tient, ce qui se transformerait ne serait pas la performance mesurable, mais **la qualité du couplage** entre l'organisme et son environnement. Et ce couplage pourrait se déployer à l'infini - comme la structure de ces boucles étranges - par zooms fractals successifs. Une pratique montre bien ce type de reconfiguration silencieuse et suggère une piste intéressante. L’hypnose est à présent beaucoup documentée. Les recherches en neurosciences montrent que l'hypnose produit des modifications mesurables du système nerveux autonome : réduction de l'activité sympathique, augmentation du tonus parasympathique. Les recherches montrent que même si les mesures physiologiques reviennent à leur niveau de base après la transe, **la capacité à accéder à cet état** semble s'être inscrite. [^7] Chaque retour à la marche ne serait donc pas un simple retour, mais un ancrage de la Boucle : dans quel monde est-ce que je marche maintenant ? Comment le sol se donne-t-il ? Quelle est la texture de l'espace ? Le retour révélerait l'invariant - non comme une forme apprise, mais comme une saillance qui émerge de la réverbération elle-même. Mais avant d'aller plus avant, permettez, un tout petit éclaircissement sur l'usage de certaines formules qui vont émailler la suite du texte. --- ## Conjuguer les verbes depuis la relation Dans un très bel article sur la notion de Geste [](https://www.pourunatlasdesfigures.net/element/note-sur-le-concept-de-geste), Emma Bigé pointe une difficulté inhérente à nos langues indo-européennes : « nos verbes se conjuguent en fonction de leurs sujets, pas de leurs objets. Pourtant te toucher toi et me toucher moi, toucher ce siège et toucher cette vitre diffèrent : ce ne sont pas les mêmes touchers. Il faudrait penser autrement nos gestes, de telle sorte que le faire, l'être et le percevoir y soient indissociables, que le sujet et l'objet y soient solidairement impliqués. » Cette intention traverse cet article. Erin Manning [^2] nous offre une perspective féconde de penser cet articulation. Chez elle, la relation n'est pas la mise en lien de termes préexistants, mais « le nexus, le nœud de rencontre où des êtres encore incomplètement définis en viennent à se co-déterminer mutuellement ». Les éléments de la relation ne seraient « pas-encore » avant d'entrer en relation : « ils ne deviennent, ils ne "sont" que par la relation ». Pensez à l'arc électrique entre deux pôles : tant qu'il n'y a pas décharge, les pôles sont "pas-encore" reliés. L'arc est l'agent de liaison qui fait advenir la connexion en advenant lui-même. Dans ce qui suivra, nous parlerons souvent d'**attention-en-couplage**, d'**affordances-pour-cet-organisme-dans-cette-configuration**. Cette répétition peut sembler lourde et redondante mais elle est peut-être le prix à payer pour tenter de ne pas retomber dans la grammaire sujet-objet que nous cherchons à dépasser. Il se pourrait que cette insistance soit nécessaire, même si elle demande un effort au lecteur. **S'enforester : devenir poreux au milieu** Après ce détour, revenons à la marche que nous avions précédemment délaissé. Dans "Sur la piste animale" Baptiste Morizot [^3]emprunte aux coureurs de bois québécois le verbe « s'enforester ». S'enforester n'exige pas une forêt au sens strict, mais « un autre rapport aux territoires vivants : le double mouvement de les arpenter autrement, en se branchant à eux par d'autres formes d'attention ; et de se laisser coloniser par eux, se laisser investir ». Remarquez la formulation : non pas "libérer" quelque chose qu'on renfermerait, mais **se laisser coloniser** par le milieu - devenir poreux, augmenter les surfaces d'échange. S'enforester, ce serait accepter que le territoire nous envahisse, nous transforme, nous oblige à porter autrement notre attention. Morizot décrit cette transformation dans le pistage : « On ne cherche plus les balades [...] On en devient lent, on ne dévore plus les kilomètres, on tourne en rond pour trouver les traces, on met parfois une heure pour faire deux cents mètres ». Cette lenteur pourrait ne pas être inefficacité - mais amplification de la relation : là où le randonneur "dévore des kilomètres" à l'échelle macro, le pisteur zoome sur les micro-variations. Ce que les pédagogies somatiques visent, c'est peut-être précisément cet enforestemment : apprendre à conjuguer nos verbes depuis la relation, à zoomer fractalement sur les couplages, à nous laisser coloniser par les dimensions du monde que nos habitus perceptifs maintenaient hors-champ. Si notre hypothèse tient, ces dimensions n'émergeraient que de ce nouveau couplage. Nous pourrions ainsi penser la marche : non comme une pratique qui se perfectionne, mais comme **une activité qui se déplie par réverbération**. On spiralerait dans le vécu, on s'enforesterait dans la marche - chaque itération ne "monterait" pas vers un idéal, elle **zoomerait sur de nouvelles échelles de relation** au sol, à la gravité, à l'espace. --- ## La Boucle Étrange comme principe pédagogique ### Hofstadter et la Hiérarchie Enchevêtrée Revenons un instant au Canon de Bach. Ce qui fascine Hofstadter, ce n'est pas simplement le retour au point de départ - c'est la **surprise** qui l'accompagne. En toute logique mathématique, six modulations ascendantes devraient nous placer six tons au-dessus. Le système tonal, pris comme échelle linéaire, ne permet pas ce bouclage. Mais Bach exploite une propriété subtile du système tempéré : les tonalités forment un **cercle**, le cercle des quintes. En modulant d'une certaine manière, on peut "monter" continuellement tout en revenant au départ. La hiérarchie se replie ainsi dans ce cas précis, sur elle-même. En prolongeant Hofstadter : une Hiérarchie Enchevêtrée serait un système où les niveaux ne sont pas strictement séparés mais **se pénètrent mutuellement**. On ne pourrait pas dire qu'un niveau soit absolument "au-dessus" ou "en-dessous" - car leur relation dépendrait du chemin emprunté pour les relier. Cette structure se retrouve partout où émergent des phénomènes d'auto-référence, de conscience, de sens. Elle pourrait décrire, nous le proposons, une structure possible de l'apprentissage incarné. ### Réverbération plutôt qu'accumulation Dans les modèles courants de pédagogique, chaque séance doit "ajouter" un terme : apprendre le geste A, puis B en gardant A, puis C en gardant A et B. C'est un modèle **accumulatif** où les acquis s'empilent. La hiérarchie semble claire : les gestes appris tôt forment la "base", ceux appris plus tard sont "avancés". Nous tenons à préciser que ce modèle fonctionne assez bien dans de nombreuse situations d'apprentissage. Mais ce modèle ne semble pas recouvrir l'expérience vécue dans les pédagogiques dites somatiques. Il est fréquent que les praticiens rapportent : "Aujourd'hui j'ai redécouvert le contact au sol exploré il y a six mois, mais complètement différemment" ; "Je croyais avoir compris le lâcher, et puis là, quelque chose de nouveau s'est révélé" ; d'une certaine façon nous revenons toujours aux mêmes bases, mais jamais de la même manière. (Ce qui n'empêche pas de traverser, comme dans d'autres approches pédagogiques des moments d'ennuis, de résistances et de perte de sens.) Ce ne serait donc pas une dynamique d'accumulation, mais de la **réverbération**. Le même matériau - le contact au sol, le lâcher, la triangulation gravitaire - traverse différents contextes et à chaque traversée **résonne différemment**. Comme dans une fugue : le sujet est énoncé, puis repris par différentes voix. Chaque voix le transforme - inversion, rétrogradation, augmentation - tout en maintenant son identité. Le sujet "réverbère" à travers les voix, s'enrichissant à chaque passage sans jamais s'additionner simplement. **Paradoxe de l'accumulation** : Trisha Brown nous en donne un très bel exemple dans [[Accumulation-Trisha-Brown|Accumulations]](1971). Dans ce solo Trisha Brown accumule des gestes quotidiens. Brown note : "Un geste simple est présenté. Répété jusqu'à intégration kinésthésique. Puis geste 2 ajouté... jusqu'à saturation du système", nous assistons à une série cumulative ou empilement récursif - A+B+(AB)x...+C+(ABC)x...+D... et petit à petit nous voyons une propriété émerger de cette accumulation, un fond. Plus les gestes se multiplient, plus devient sensible la toile tonique qui les rend possible, mais cette toile n'existe QUE dans et par leur manifestation. Ce n'est pas que le pré-mouvement se retire pour laisser place aux gestes, ni que les gestes "révèlent" un fond caché : **ils se co-constituent mutuellement**. Aucun ne peut prendre l'ascendant sur l'autre car ils n'existent que dans leur relation – le pré-mouvement EST ce qui apparaît dans l'entre-gestes, sans jamais se donner séparément. ### Le retour transfiguré **La Boucle Étrange du développement** Hubert Godard identifie une Boucle Étrange de cette nature au cœur de notre développement même : "Le dispositif musculaire et neurologique qui nous permet de 'faire avec la gravité' a pour premier usage, non pas de nous tenir debout, mais de nous exprimer. Voilà le paradoxe : l'appareil moteur qui nous servira, debout, à composer avec la gravité, est d'abord entraîné par une toute autre négociation, celle de l'accordage affectif du nourrisson avec ses proches." [^4] Suivez la Boucle : le tonus du nourrisson se formerait par l'accordage affectif. Ce dispositif tonique s'affinerait, se complexifierait. Et puis - retour surprenant - ce même dispositif deviendrait la base de notre rapport à la gravité en station debout. D'où "l'indissociabilité entre notre manière propre de négocier avec la gravité et notre expressivité". Posture et affect seraient les deux faces d'une même Hiérarchie Enchevêtrée. C'est cette co-dépendence émergente que rend partageable Trisha Brown. **Preparatory set et pré-mouvement** En déployant encore cette apprcohe, Rachel Zahn et ses collègues ont développé le concept de _preparatory set_ [^5] : une préparation intégrée de tout l'organisme qui coordonnerait simultanément posture, activité autonome, affect, attention et attentes. C'est' un accordage global à l'environnement qui détermine ce qui peut être perçu. Le système nerveux autonome ne fonctionnerait pas comme un simple système bivalent (sympathique vs parasympathique) mais serait "capable de réponses complexes et nuancées". Zahn reprend les termes d'Hess : ergotropique (mobilisation) et trophotropique (repos/exploration) - des configurations intégrées impliquant système autonome, moteur, attention et réponse neuro-humorale. Quand le preparatory set se transforme à travers une Boucle Étrange pédagogique, c'est toute la configuration du couplage qui se réorganise. C'est ce que Godard nomme pré-mouvement : "Je ne me suis pas levé, j'ai simplement fait le pré-mouvement de se lever. La fonction haptique déclenche cette motricité gamma qui est souscorticale, qui n'est pas du registre de la commande directe. Et qui me permet de créer la toile de fond du [[entretien-H-Godard|geste]]." En modifiant le pré-mouvement - cette "motricité indirecte" qui échappe à la commande volontaire - on transformerait l'espace d'action lui-même, et avec lui les affordances qui peuvent y émerger. Et puisque ce pré-mouvement serait indissociable de notre expressivité affective, transformer le rapport gravitaire influerait nécessairement sur l'affect, et réciproquement. ### La surprise comme signature Hofstadter[^1] insiste : le retour au point de départ se fait "à notre grande surprise". Cette surprise ne serait pas anecdotique, elle serait **constitutive** de la Boucle Étrange. Pourquoi surprise ? Parce que si nous avions su à l'avance que nous allions revenir au point de départ, nous n'aurions peut-être pas vraiment "monté" dans la hiérarchie. La surprise témoignerait qu'il y a eu un véritable parcours, un écart imprévisible. Natalie Depraz a montré que la surprise n'est pas une simple émotion passagère, mais un **processus circulaire en trois temps**[^6] : choc cardiaque (saisissement du corps), trouble (désorientation cognitive), réorientation (réajustement du couplage). Cette structure fait de la surprise le "sel des relations" – elle marque l'advenue d'un tiers vivant dans le couplage, quelque chose qui émerge ENTRE l'organisme et le milieu sans être réductible à l'un ou l'autre. Dans le contexte pédagogique, cette surprise témoignerait donc d'une transformation réelle : sans ce choc micro-perceptif qui nous fait dire "Ah !", sans ce trouble qui suspend momentanément nos automatismes, sans cette réorientation qui reconfigure le preparatory set, il n'y aurait peut-être pas eu véritable Boucle Étrange – juste reproduction d'un schéma attendu. La surprise devient ainsi la **signature phénoménologique** de l'émergence d'un invariant relationnel : elle signe que quelque chose de nouveau s'est constitué dans le couplage, que le retour n'est pas un simple retour. En pédagogie, cette surprise se manifeste dans ce que nous avons appelé les "quatre moments de reconnaissance de l'invariant" : 1. Un tiers a commencé à vivre - une relation émerge ENTRE l'organisme et l'environnement 2. Une forme s'est stabilisée - un nouveau pattern se donne spontanément 3. Le sens est apparu - un "Ah !" moment, un sense-making corporel 4. L'action peut s'organiser autrement - de nouvelles possibilités émergent Ces moments ne peuvent apparemment pas être forcés. Ils émergent - ou pas. Et quand ils émergent, c'est souvent avec cette qualité de surprise : "Ah ! Quelque chose s'est passé." Cette surprise serait possible parce que l'enseignant lui-même ne sait pas précisément ce qui va émerger. Il connaît le territoire, mais il ne peut pas prédire quel chemin singulier l'apprenant va emprunter, ni quel invariant va se révéler. Ce serait la différence entre instruction (où l'enseignant sait et transmet) et exploration (où l'enseignant crée des conditions et piste ce qui émerge). Dans le premier cas, pas de surprise possible - tout serait pré-déterminé. Dans le second, la surprise serait la signature qu'un élément nouveau a émergé. --- **→ Suite du parcours** Cette compréhension de l'apprentissage comme réverbération plutôt qu'accumulation nous confronte à une question méthodologique cruciale : comment explorer ces boucles étranges sans retomber dans la scission réflexive qui les détruirait ? Comment peut-on examiner le couplage sans le dissocier ? C'est l'enjeu de **[[Dissécier–L'art-d'explorer-sans-séparer|de la deuxième partie]]**, où nous verrons qu'on ne peut pas sortir du système autopoïétique pour l'observer objectivement. Cette posture intenable exige une méthode radicalement différente. [^1]: **Hofstadter, D. R.** (1979). *Gödel, Escher, Bach : Les brins d'une guirlande éternelle*. Basic Books. [Édition française : InterÉditions, 1985, ISBN : 978-2729601618] [^2]: **Manning, E.** (2012). *Always More Than One: Individuation's Dance*. Duke University Press. ISBN : 978-0822354184 [^3]: **Morizot, B.** (2018). *Sur la piste animale*. Arles : Actes Sud, coll. « Mondes sauvages », 208 p. ISBN : 978-2-330-15248-2. [^4]: **Bigé, E.** (2022). _Mouvementements : Politiques de la danse_. Éditions Zones Sensibles. ISBN : 978-2377491780 [^5]: **Zahn, R., Becker, T., Hammer, E., Gabel-Pfisterer, A., Jennings, J. R., & Goodkin, K.** (2015). The preparatory set: A novel approach to understanding stress, trauma, and the bodymind therapies. _Frontiers in Human Neuroscience_, 9, 178. https://doi.org/10.3389/fnhum.2015.00178 **Zahn, R.** (2013). The union of two nervous systems: Neurophenomenology, enkinaesthesia, and the alexander technique. _Constructivist Foundations_, 9(1), 74-86. [^6]: Depraz, N. (2024). _La Surprise_. Éditions [à préciser]. Voir aussi _Le sujet de la surprise_ (2019). Depraz montre, en dialogue avec Varela sur la neurophénoménologie, que la surprise n'est pas une émotion primaire mais un processus révélant l'altérité et nécessitant un ajustement cognitif. Comme elle l'écrit : la surprise est le "sel des relations", marquant l'advenue d'un tiers vivant dans le couplage. [^7]: **De Benedittis, G.** (2024). Hypnotic Modulation of Autonomic Nervous System (ANS) Activity. _Brain Sciences_, 14(3), 249. https://doi.org/10.3390/brainsci14030249